Chez ces enfants le passage à l'écrit pose souvent problème. Le trouble peut se manifester par une crispation graphique, une lenteur à l'écriture pouvant progressivement conduire à un blocage à l'écrit. Une première hypothèse serait le décalage entre développement de l'expression orale et développement psychomoteur. Souvent le geste graphique qui dépend de la maturation psychomotrice et en dysynchronie avec la grande aisance verbale de l'enfant et sa facilité d'apprentissage de la lecture. Une seconde hypothèse serait le décalage temporel entre la rapidité de la pensée et le geste graphique. Ecrire n'est pas un acte anodin. En écrivant on projete sur le papier une trace de soi. "On me dit que mon écriture n'est pas belle " dit l'enfant ; ce qui se traduit pour lui par "Je ne suis pas beau dans mon écriture". L'écriture a toujours valeur de carte d'identité ou plutôt de carte de visite. Souvent la maladresse graphique de ces enfants et leur lenteur sont une source de difficultés fréquentes et de conflits entre parents et enseignants. Mais dès que l'écriture s'améliore, le comportement de l'enfant change. Bien écrire permet à l'individu de structurer sa pensée, de canaliser ses émotions, de les gérer, de les communiquer et d'acquérir une dimension affective et humaine qui lui sera indispensable pour bien vivre. | ||