La graphothérapie se propose de rééduquer l'écriture.
L'écriture est une projection dans l'espace, c'est le reflêt de l'émotivité d'un individu. A travers sa difficulté d'écrire l'enfant nous traduit sa difficulté à se projeter et à parler en son propre nom. L'écriture se situe à la charnière de plusieurs disciplines : la logopédie qui s'intéresse au langage, la psychomotricité qui s'intéresse au corps et la psychothérapie qui s'intéresse à la psyché. C'est à ce point de jonction que se situe l'approche graphothérapique.
Un enfant qui lit mal est confié à un logopède mais peu de gens s'inquiètent de la déficience de l'écriture. En fait, la graphothérapie est à la dysgraphie ce que la logopédie est à la dyslexie.
La graphothérapie est née dans les années 1960 avec les travaux de Marguerite Auzias et Julian de Ajurriaguerra dans deux hôpitaux de Paris. Les premières approches thérapeutiques des troubles de l'écriture chez l'enfant y furent mises en place.
Les troubles de l'écriture sont fréquents chez l'enfant et chez l'adolescent. Ils sont parfois le symptôme d'une dysgraphie. La graphothérapie s'adresse aux enfants ou adolescents qui souffrent de difficultés, de blocages ou de malaises dans leur écriture.
Le but d'une rééducation est d'obtenir le maximum d'efficience avec le minimum de dépenses énergétiques afin de permettre à l'écriture de se libérer et de se personaliser efficacement. Il s'agit d'améliorer l'écriture sans la transformer pour autant afin d'aller vers plus d'aisance et ainsi de retrouver ou de découvrir le plaisir d'écrire. Le graphothérapeute n'intervient pas directement sur l'écriture mais sur les bases de celle-ci.
Un rééducation faite par un spécialiste du geste graphique permet à l'enfant ou à l'adolescent de retrouver une écriture lisible, aisée, efficace et qui remplit son rôle de transcription des idées et de communication.